Edition et diffusion
Bernard Rémy, Nicolas Mathieu, Les Hespérides, 2015
En Gaule romaine, comme dans tout le monde antique, il n’y avait pas « d’âge légal » pour la vieillesse.Cette recherche est fondée sur l’archéologie, les représentations figurées, quelques rares textes littéraires et surtout les inscriptions mentionnant l’âge au décès.
Sujet très délaissé dans la littérature historique française, la vieillesse en Gaule entre le Ier siècle avant J.-C. et le Ve s. après J.-C., méritait une étude complète.
Cette recherche est fondée sur l’archéologie, les représentations figurées, quelques rares textes littéraires et surtout les inscriptions mentionnant l’âge au décès.
En Gaule romaine, comme dans tout le monde antique, il n’y avait pas « d’âge légal » pour la vieillesse, qui était probablement une étape de la vie beaucoup moins individualisée que de nos jours.
Trois approches ont été envisagées : la différence entre les sexes, la perception de l’âge, la situation juridique et sociale. Hommes et femmes suivent le même chemin vers la vieillesse, mais ils ne sont pas jugés en fonction des mêmes critères. On était vieux lorsqu’on avait l’apparence et la mentalité d’un vieux. Sauf peut-être chez les notables, il semble clair qu’il était préférable d’être un vieil homme qu’une vieille femme.
Moins nombreux proportionnellement dans la population que de nos jours, les vieux n’étaient pas systématiquement exclus de la vie active, loin de là ! Comme il n’existait pas de système de retraite, dans les couches laborieuses la plupart de ceux qui le pouvaient devaient continuer à gagner leur vie en dépit de leurs problèmes physiques.

Errance, Les Hespérides, 2015, 208 p.
Mis à jour le  3 mai 2017