Edition et diffusion
Jean-Luc Lamboley et Maria-Paola Castiglioni, De Boccard, 2011
Actes du Ve colloque international de Grenoble (8-11 octobre 2008). 2 volumes.

Ce colloque est le cinquième organisé depuis le premier en 1984 à Clermont-Ferrand à l'initiative de Pierre Cabanes, le dernier ayant eu lieu à Grenoble en octobre 2002. Tous les six ans, il permet de réunir l'ensemble de la communauté scientifique travaillant sur ces régions balkaniques, depuis la Roumanie à l'est et la Croatie à l'ouest jusqu'à la péninsule grecque au sud, avec des pays de vieille tradition comme la Grèce, et des pays plus récents comme la République de Macédoine ou le Kosovo. Le but du colloque est double comme l'indique le programme. Il s'agit d'abord de faire connaître et partager les découvertes récentes dans le domaine de l'archéologie, de l'épigraphie et de la numismatique, depuis la préhistoire jusqu'à la Basse Antiquité. En effet, depuis l'ouverture de chantiers internationaux en Albanie, et tout récemment dans la région du Kosovo, compte tenu aussi du développement considérable des recherches dans la Grèce du nord-ouest, grâce à la méthode des surveys en particulier, le rythme des découvertes dans ces régions s'accélère, et il est important qu'elles soient confrontées et discutées le plus rapidement possible dans une perspective à la fois de pluralité historiographique et d'interdisciplinarité. Le deuxième objectif est de proposer des mises au point historiques dans un domaine précis qui change tous les six ans ; cette année le thème retenu est celui des échanges, aussi bien économiques que culturels. Ce choix dépend d'une part des thèmes de recherche développés par l'équipe Balkans au sein du CRHIPA qui reçoit ces travaux, avec l'appui du GDR Européen Balkans du CNRS, mais aussi de l'orientation actuelle des recherches menées par les différents partenaires appartenant à une douzaine de pays. La confrontation entre l'expérience accumulée par les anciens et le renouvellement des problématiques proposées par les jeunes chercheurs, et tout particulièrement les doctorants, s'est avérée depuis les derniers colloques, le gage d'une recherche dynamique et fructueuse. Le choix de la longue durée, de la préhistoire jusqu'à la période byzantine, qui a toujours été celui de ces colloques, permet d'autre part de mieux mesurer l'évolution de ces régions à travers les siècles, avec ses continuités et ses ruptures, et ce en permettant à toutes les disciplines des sciences de l'antiquité d'apporter leur contribution.
Mis à jour le  4 mai 2017