Le parcours MIFI

Dans le cadre du Master d’Histoire, l’Université Grenoble Alpes (UFR ARSH) propose un cursus en double diplomation avec quatre universités Italiennes liées par des conventions: 

- l’Université Statale de Milan (Programme MIFI/LIFI : master international franco-italien/laurea internazionale franco-italiana)
- l’Université de Rome La Sapienza (Programme MIFI/LIFI)
- l’Université de Sienne (Programme MIFI/LIFI)
- l’Université Ca’ Foscari de Venise

La première année de Master, les étudiants suivent les cours à Grenoble.
Pour la deuxième année de Master, les étudiants peuvent suivre soit un semestre, soit l’année entière dans l’université italienne de leur choix. 
À l’issue des deux années de Master validées, les étudiants sont diplômés par l’UGA et par  l’université Italienne.
Dès le dépôt de leur projet  de candidature,  les étudiants indiquent leur souhait de suivre le cursus franco-italien. Ils le confirment ensuite lors de leur inscription pédagogique.
En début de première année de master, les étudiants passent un entretien afin de valider leur insertion dans ce parcours.

 Organisation

  •  La première année se déroule à Grenoble et permet de se préparer au séjour de l’année suivante sur le plan linguistique et historiographique. La mise à niveau linguistique est essentielle car, dans la période passée en Italie en seconde année de master, des cours magistraux seront suivis en italien et divers ouvrages présentés aux examens, généralement sous forme orale. Pour accompagner la préparation historiographique, deux comptes rendus d’ouvrages d'histoire en italien sont remis au directeur de mémoire au cours du master 1. Le choix du sujet de recherche de première année peut préfigurer celui de l’année suivante, sans que ce soit une obligation. Il est naturellement possible de prendre contact avec un enseignant italien de l’une des quatre universités partenaires, mais la direction du mémoire de recherche est officiellement à Grenoble et c’est là que se déroule la soutenance.  
  • En seconde année du master, les étudiants du parcours en double diplomation séjournent soit un semestre, soit toute l’année dans l’une des quatre universités partenaires. Ils y suivent les cours et passent les examens italiens qui sont ensuite reconnus par équivalence à Grenoble à hauteur de 30 crédits pour le premier semestre. Au second semestre de master 2, il est possible de continuer le séjour en Italie et d’y passer des examens représentant 12 crédits. Les 18 crédits restants sont ceux du mémoire de master 2 qui doit être soutenu à Grenoble. Ce mémoire est co-dirigé par un enseignant de l’Université qui a été choisie en Italie en même temps que par un enseignant de l’Université Grenoble Alpes. Lors de la soutenance, soit le professeur italien est présent physiquement, soit il remet un rapport préalablement à la soutenance, qui entre en ligne de compte dans le résultat final.

Les sujets de recherche incluent les relations entre la France et l’Italie, mais ne s’y limitent pas. Toutes les périodes de l’histoire sont concernées, de l’Antiquité à nos jours, même si la structuration des départements d’histoire partenaires en Italie facilite le travail sur les trois périodes de l’histoire médiévale, de l’histoire moderne et de l’histoire contemporaine. Le choix du sujet est déterminé par la possibilité d’enrichir un thème en profitant de l’existence de sources ou de la richesse d’une réflexion historiographique existant dans les deux pays. Les thématiques relèvent autant de l’histoire culturelle que de l’histoire politique, diplomatique ou militaire, de l’histoire économique que de l’histoire sociale ou religieuse. Les étudiants en double diplomation choisissent tous à Grenoble le parcours « Histoire, cultures, politique, échanges internationaux » (HC), mais peuvent exceptionnellement  s’orienter vers les parcours « Sciences de l’Antiquité » ou « Histoire appliquée » .

En vue de faciliter sa période en Italie, l’étudiant doit déposer dès la première année de master ses demandes de financement auprès de l’Union Européenne (Bourses Erasmus) et de la Région Auvergne Rhône Alpes (Bourses Régionales Mobilité Internationale Etudiant). Pour être accepté au cursus franco-italien, il faut être titulaire d’un diplôme de licence mention histoire, d’une autre licence ou d’un diplôme équivalent, ou encore d’un diplôme obtenu par Validation des Acquis de l’expérience après avis favorable de la Commission ad hoc. Le niveau B1/B2 du cadre européen commun de référence est requis en langue italienne avant l’entrée dans le parcours franco-italien. Comme pour tous les candidats au master d’histoire, un projet succinct de recherche doit être déposé au moment de la candidature, sans que cela engage de manière définitive la recherche future.

Pourquoi suivre ce parcours franco-italien du master d’histoire à Grenoble ?

  • Le master d’histoire à l’UGA constitue une occasion idéale pour les étudiants attirés par l’Italie, qui ont déjà des bases d’italien ou qui souhaitent approfondir une dimension européenne à travers la culture italienne. Il offre une réflexion sur les interactions culturelles internationales et européennes et sur les représentations réciproques de la France et de l’Italie dans les domaines de l’histoire, de l’histoire de l’art, de la politique, de la religion, de la littérature et des dynamiques culturelles. En lien avec les orientations du LUHCIE (Laboratoire Universitaire Histoire Cultures ltalie Europe, EA 7421), il fournit des outils pour travailler dans les archives et bibliothèques sur les échanges et influences entre ces espaces, y compris pour des recherches plus spécialisées sur l’Italie.
  • Créé par l'Université Grenoble Alpes avec le soutien financier de l'Université Franco-Italienne et de la Région Rhône-Alpes, le Master International Franco-Italien (MIFI) est opérationnel depuis septembre 2005. Il est intégré aux Masters de recherche en histoire de différents centres universitaires du réseau franco-italien. Intitulé à l’origine "La France et l'Italie : formes, cultures et relations dans l'espace européen", ce parcours favorise la mobilité des étudiants et des enseignants, et soutient la recherche sur deux espaces culturels et politiques ayant marqué l'Europe occidentale. Les échanges entre eux montrent la diversité des situations et des contextes (monarchie en France, principautés et républiques en Italie), assurant notamment une lecture plurielle de l'histoire culturelle, intellectuelle, politique, et religieuse. Ces domaines ont marqué les rapports entre l'État et les acteurs, la France et les « Italies », avec des solutions particulières, dont les approches sont loin d'être épuisées. La double compétence nationale et internationale que vise cette formation est un enjeu stratégique non seulement pour les étudiants, les chercheurs et les universités, mais aussi pour les entreprises.